Catégorie : Presse/Chroniques

Vivifions-nous

[Ma chronique d’octobre dans Psychologies Magazine]

L’été fut le temps de ressourcement, de « STOP », de recul…Imaginons à présent quelle sève nouvelle nous souhaitons faire circuler en nous et autour de nous pour vivifier :

  • notre relation avec nous-même pour amplifier notre adaptabilité
  • notre relation aux autres pour nourrir notre « Vivre ensemble »
  • notre relation aux mots qui créent l’âme du monde

Vivifions notre adaptabilité

Dans de nombreuses traditions chamaniques, si nous allions voir un(e) chaman ou un(e) homme/femme médecine pour nous plaindre d’être découragé, abattu, ou déprimé, ils poseraient une de ces quatre questions :

  • Quand avez-vous arrêté de danser?
  • Quand avez-vous arrêté de chanter?
  • Quand avez-vous cessé d’être enchanté par les histoires ?
  • Quand avez-vous arrêté de trouver le réconfort dans le doux territoire du silence?

Car lorsque nous avons arrêté de danser, chanter, être enchanté par les histoires, ou de trouver un réconfort dans le silence, c’est là que nous avons l’expérience de la perte de l’âme.

La danse, le chant, les contes et le silence sont les quatre baumes qui stimulent notre vitalité.

Vivifions notre “Vivre Ensemble”

Dans mes yeux de coach, d’anthropologue, d’observatrice, je me réjouis de voir les pratiques d’humanitude inventées de toute pièce :

Au Danemark, il y a des bibliothèques où nous pouvons emprunter une personne au lieu d’un livre pour écouter l’histoire de sa vie pendant 30 minutes. L’objectif est de lutter contre les préjugés. Chaque personne a un titre – “chômeur”, “réfugié”, “bipolaire”, etc. – mais en écoutant leur histoire on réalise à quel point il ne faut pas “juger un livre à sa couverture”.

Ce projet innovant et brillant est actif dans plus de 50 pays : Il s’appelle “La bibliothèque humaine”.

Comment pourrions-nous encourager d’emprunter un collègue, un ami, un parent, pour offrir simplement notre écoute curieuse et passionnée.

Vivifions l’âme du monde

La langue est la clé de la serrure du monde, elle le vivifie. Elle participe au monde. Un beau trésor en commun les 26 lettres de l’alphabet. Avec les 26 lettres on peut tout faire. Du bonheur à l’ardeur pour l’intensité de vie.

Tous les mots sont utiles. Ils peuvent construire les préfaces, les parenthèses, les ponts, les liens, l’amour,… La manière de les ponctuer pour parler  a toute sa puissance.

Vous vous souvenez de mon invitation à « Tuliper » ? C’est une vraie dynamique d’ajustement créateur.

Depuis quelques mois, observons combien de nouveaux mots sont apparus.

Il est temps de donner une nouvelle musicalité aux mots qui ont été maltraités comme le mot « Essentiel »,  « Télétravail », « Artistes », « Culture »,…

Le monde a besoin qu’on lui redore son âme. Créons les néologismes qui ouvriront l’horizon.

Invitons-nous à « Poétiser » !

  • Au revoir les Go-pro, bienvenue aux propos
  • Au revoir les drones, bienvenue les regards
  • Au revoir les appareils, bienvenue le verbe

Et si nous « vacancions » : pour identifier l’énergie vacante, disponible à l’intérieur de nous pour offrir le meilleur de nous-même.

Et si nous « climaturgions » : pour s’engager réellement aux urgences de notre Terre Mère

Et si « présencions » : pour offrir des retrouvailles en vrai qui font sens dans la profondeur du lien : tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Rien n’existe qui n’ a préalablement été nommé. L’imaginaire nous conduit au réel .

Allons vers la beauté, illimitons-nous.

Vivifions-nous ensemble pour faire naître l’invisible.

Comment accompagner l’humain dans notre monde en transition ?

Je remercie Amandine Englebert de m’avoir invitée à son podcast Magic Makers auquel je vous suggère de tout cœur de vous abonner !

Dans ce podcast, nous évoquons la transition 2020-2021 du point de vue de l’humain.
Nous abordons les grands défis auxquels les dirigeant(e)s d’entreprise font face actuellement, nous décodons la courbe du changement avec ses différentes étapes, nous donnons des pistes pour naviguer dans l’incertitude plus sereinement, nous parlons de notre nouvelle relation au travail et de bien d’autres choses encore.

Libérer la confiance

[Ma chronique de décembre dans Psychologies Magazine] – Dès votre arrivée sur notre Terre, une grande et belle partie de vous s’est construite seule. Bravo pour l’audace, l’émerveillement, les brins de folie, le courage, l’application, la sueur, le plaisir, le rêve, la joie,… ! Nos ressources sont infinies, insoupçonnées et inconnues quand on ne les met pas en lumière.
Prenons le temps de mettre les projecteurs au bon endroit. Par mon invitation à vous poser quelques questions, je vous propose de noter celles qui résonnent plus prioritairement.

Quelles découvertes avez-vous faites de vous durant cette période bouleversante et bouleversée ?
Quels talents trouvez-vous trop éteints ?
Quelles sont les situations dans lesquelles vous avez encore besoin de prendre confiance ?

À qui avez-vous déjà partagé ces questions ? S’agit-il des interlocuteurs adéquats ou en sont-ils non informés ? Personne n’est dans nos têtes ! Nous sommes de drôles de personnages d’espérer être compris sans expliciter qui nous sommes avec nos talents, nos peurs, nos doutes, nos joies.
Voici un beau jeu de devinettes qui peut nous piéger pour construire notre confiance en nous et en nos relations.

Ouvrons 3 fenêtres, 3 paysages pour libérer la confiance :

  • Croire en soi
  • S’ouvrir aux autres
  • Prendre sa place !

Pour ouvrir les fenêtres de la confiance, l’expérience commence par le regard.

CROIRE EN SOI ?

Quel regard portez-vous sur votre chemin de vie ?
S’il est jugeant, rabaissant, culpabilisant, j’invite votre Ego à vous foutre la paix.
Commencez par vous accueillir vous-même avec douceur, dans le plaisir d’être imparfait !
Rappelez-vous tout ce que vous avez déjà mis en place pour vous faire confiance dans vos choix, vos renoncements, votre équilibre intérieur.

S’OUVRIR AUX AUTRES ?

C’est votre parfaite imperfection qui va offrir une place à l’autre pour vous compléter et non vous mettre en compétition !
Vos limites, vos vulnérabilités sont un cadeau pour commencer à regarder l’autre comme la ressource qui va vous permettre d’atteindre le cap, de créer en accueillant d’autres idées.
La confiance ne se décrète pas. Nous avons chacun notre rythme pour la donner. Respectons le nôtre et surtout celui des autres par notre qualité d’écoute. Êtes-vous entourés de fonceurs ? D’audacieux ? Ou de personnes à rassurer ? À mettre en sécurité ?

Merci la Vie de nous offrir les autres ! Notre santé relationnelle est notre essence humaine.
Vos collègues, votre famille, vos amis, votre réseau, le monde qui vous entoure sont vos alliés de la confiance. Car c’est par ces multiples regards qu’on se construit, qu’on s’encourage, qu’on rebondit, à condition bien sûr de leur offrir des regards ouverts.

En Corée, dès le plus jeune âge, on apprend le « Nunchi », c’est-à-dire l’attention de tous les instants à l’autre : de quoi a-t-il besoin ? Quels signaux faibles me disent qu’il a besoin de moi ? La plus grosse injure coréenne est « Je n’ai pas fait exprès » ! Une belle invitation à devenir « Nunchi ».

PRENDRE SA JUSTE PLACE ?

Il s’agit de ne délaisser personne ! C’est dans cette période que le sentiment d’appartenance est à soigner. De quelle(s) tribu(s) faites-vous partie ? Comment y mettez-vous la bienveillance, l’accueil ?
Mettre en confiance et faire confiance est une vraie chorégraphie à construire.
Nous avons à alterner mettre en confiance par le climat d’ouverture et faire confiance en donnant un meilleur dosage à notre besoin de contrôle !

Le pire du confinement est celui de l’esprit ! Offrons-nous un nouvel élan collectif.

Osons l’Humain tout simplement ! La morosité est la pire des dramaturgies.

Avec quelle intention vous lèverez-vous demain matin ? Méfiance ou Confiance ? Non-dits ou authenticité ? Froideur ou chaleur ? Personne n’est dans votre tête et chacun a envie d’être compris, reconnu, accueilli. Alors en route pour mettre notre énergie dans la relation !

On ne construit pas simplement la confiance, c’est avec elle qu’on se construit !

Le Covid bouleverse nos habitudes

La crise sanitaire a eu un impact sur notre façon de consommer, de nous déplacer ou de travailler. Ces changements vont-ils perdurer ? C’est la question que me pose la journaliste Solange Berger pour le magazine “EH21 – Repenser l’entreprise autour de l’homme”. L’occasion de suggérer quelques réflexions sur les thèmes suivants :

  • la place que nous voulons donner au travail dans nos vies;
  • la capacité des employeurs à mettre suffisamment de sens dans les projets pour pouvoir motiver les talents;
  • La difficulté, dans l’incertitude actuelle, de fixer des objectifs;
  • l’importance des relations et du travail en présentiel;
  • la nécessité de la confiance, à l’heure du télétravail.

Notre initiative d’écoute solidaire épinglée dans “Femmes d’Aujourd’hui”

Un Belge sur deux souffre du confinement, relevait dernièrement la journaliste Christelle Gilquin dans la rubrique “Psycho” de l’hebdomadaire Femmes d’Aujourd’hui. Ce chiffre est issu de l’enquête “Le Covid et moi” menée par l’UCLouvain : 52% des Belges vivent psychologiquement mal la crise actuelle et ont le moral dans les talons, soit 3 fois plus qu’en temps normal.

Pour aller plus loin, la journaliste propose une série de ressources, dont notre initiative d’écoute solidaire.

Retrouvez l’ensemble des contacts et ressources dans l’article ci-dessous.

Le pouvoir du choix

[Ma chronique d’avril dans Psychologies Magazine] – Décider dans l’incertitude, comment mettre notre gouvernail ? Quelques pistes pour faire nos choix et garder le cap. Mettons notre énergie au bon endroit en faisant taire nos egos.


Suis-je souvent dans les regrets ou suis-je bien dans mes choix ?

Sylvain, 38 ans, me confie que le fait de décider est une épreuve pour lui, à chaque fois. Il s’en veut de revenir sans cesse sur ses décisions: « Je suis en sur-adaptation quand je ne choisis pas ! Et quand je décide, je me torture avec mille questions. »

Décider fait partie de notre quotidien : tentons de  comprendre nos stratégies de choix pour nous aider à dénouer les pièges de l’hésitation stagnante et oppressante.

Quand l’inconfort s’installe, deux énergies à l’intérieur de nous se mettent  à dialoguer et peuvent hurler ! Il s’agit de notre Ego, juge intérieur qui fait tout pour rester dans la zone de ce qu’il connaît même si elle est inconfortable. Il se bat avec notre Âme qui nous encourage à aller vers notre vraie zone de confort, celle de notre Être.

Ce dialogue Ego/Âme pour décider peut s’avérer souffrant si on le laisse hurler sans reprendre les bonnes manettes en main : on se sent tiraillé, hésitant, incohérent.

Dans mes accompagnements, j’encourage chacune et chacun à faire un vrai STOP pour prendre rendez-vous avec les moteurs de ses choix. Une question mettra nos stratégies de choix en lumière :

  • Qui parle à l’intérieur de nous ?
  • L’Ego qui nous met dans le combat de devoir Choisir ?
  • L’Âme qui nous offre la fluidité de  pouvoir choisir?

Suivant qu’on se connecte à l’ombre de notre Ego ou à la lumière de notre Âme, voici quelques pièges et leurs antidotes pour choisir de manière fluide et juste :

L’Ego : Je blâme :

Sylvain a la critique facile, le « Tu » qui tue.

« Regarde, dit son Ego, ils sont de nouveau comme des paillassons face à tes décisions, aucune initiative et ils se permettent en plus de râler ! »

L’Âme : Je prends mes responsabilités :

Choisir, c’est rassurer, apaiser les doutes, donner un cap pour éviter le flou qui déstabilise.

L’Ego : je me sens coupable

Les regrets de Sylvain s’installent  souvent… Son Ego lui met une pression incroyable. Il ne met pas ses limites, ne sait pas dire non : « Qu’est-ce que tes enfants, tes collaborateurs, tes amis vont penser si tu refuses ? » Piège de l’oubli de soi !

L’Âme : J’écoute mes besoins

En écoutant nos besoins, on s’accorde un temps pour soi qui nous rend plus disponible par la suite.

L’Ego : Je m’obsède

Sylvain est un homme de principes. Il s’obsède avec une énergie de guerrier, de combat.

L’Âme : Je fais confiance à mon intuition

Notre troisième œil se trompe rarement. Qu’est-ce qu’il sait déjà qu’il faut écouter pour faire un bon choix ?

L’Ego : Je suis dans le mental

Sylvain commence sa journée avec ses pensées à 3h45 ! Et le défilé commence à troubler son sommeil…

L’Âme : J’agis, j’aime, je prends conscience

Oui ! Un petit pas qui nous met dans l’action, le plaisir de faire, d’expérimenter et voir vers demain…

Choisir ?  Ecoutons … Non l’Artificiel mais Nos Essentiels !

Une écoute pour traverser le confinement

Merci à CCI Mag, le site internet des Chambres de Commerce, de relayer la mise en place de l’initiative que nous prenons durant cette période de confinement. Pour rappel, une vingtaine de membres de notre communauté d’Hédo-coachs s’engagent à offrir 2 entretiens d’écoute à celles et ceux qui en éprouvent le besoin : un premier pour déposer, libérer, apaiser ce qui doit l’être, un second, un peu plus tard, pour que vous nous partagiez les petits pas expérimentés.

Il est où le bonheur au travail ?

J’ai été interviewée par le Groupe français “The Links” dans le cadre de leur Livre Blanc sur le nouveau visage de la relation client à distance“Il existe de nombreux marchands de bonheur, mais attention, le bonheur ne se décrète pas !”, ai-je eu l’occasion de préciser dès le début de cette discussion.

Selon moi, le bonheur au travail repose sur deux piliers : d’un côté, sur la question du sens (en quoi mon travail est-il en lien avec mes valeurs ? Pourquoi je me lève le matin ?) et, de l’autre côté, sur l’harmonie. En Belgique, contrairement à ce qu’on pourrait penser, 85 % des burnouts sont dus à de mauvaises relations professionnelles et non pas à une surcharge de travail ! On ne se connaît pas, donc on ne se comprend plus, et les non-dits toxiques se multiplient…

Lors de cette interview, j’ai pu aussi mettre en avant le concept de “Greatwashing”. Pour moi, prétexter le bien-être pour se donner bonne conscience ou encourager la compétition est très dangereux et manipulateur.

Grand merci à The Links pour cette interview à retrouver sous ce lien dans son intégralité.